le conflit syrien peut participer au redressement productif

Je suis catégorique… Qui peut croire honnêtement que le savon d’Alep vendu pour pour ses vertus bio l’est encore aujourd’hui ?

Maintenant que rebelles et troupes du régime syrien se gazent à qui mieux mieux et s’aspergent de produits chimiques, personne ne peut plus garantir la pureté du produit et ses vertus médicinales.

Déjà, depuis le début du conflit, je me demandais, sans oser le demander, comment la coopérative bio qui me fournissait, était elle même approvisionnée ? Sauf à se dire que la guerre civile en cours s’interrompait pour laisser passer le savon… difficile d’y croire.

Mes convictions bobo-bio en prenaient un coup.

Mais, comme dit le dicton, le malheur des uns peut faire le bonheur des autres.

Récemment je regardais un reportage sur les difficultés du savon de Marseille. Incroyable, ce monument national n’a pas d’appellation protégée. Du coup, on le copie à qui mieux mieux que ce soit dans l’empire du milieu ou les pays périphériques. D’ailleurs, il ne reste plus que quatre savonneries à Marseille. C’est intolérable.

Je l’avoue, j’étais un mauvais français, j’achetais syrien sans états d’âme mais c’était par ignorance. La crise aidant, je dis halte là.

Achetons français et même marseillais.

Alors je lance un appel vibrant et solennel à Arnaud de Montebourg, notre super héros tricolore, notre coq gaulois en marinière:

  • relançons le savon de Marseille vecteur fondamental du redressement productif français et garanti sans paraben, ni aluminium et autres cochonneries nuisibles à mon épiderme délicat
  • et boycottons le savon d’Alep… ou au moins attendons que tout le monde se calme et qu’il soit de nouveau garanti sans gaz moutarde.

Vous aussi, participez  au redressement productif en signant cette pétition en ligne.

et refusons les produits dérivés…

La deuxième mort de Freud

On ne compte plus les dommages collatéraux du mariage pour tous.
 
Grâce à Frigide Barjot  les "cathos" se sont décoincés. L’ancienne égérie  des boites de nuit leur a appris à ébouriffer les cheveux et à préférer les T shirts moulants aux cols Claudine. Comme quoi, il n’y a pas que Jérôme Cahuzac à avoir une part d’ombre… Merci Frigide

 

 
Mais on a aussi les victimes de la redéfinition du couple et là je dis "halte là".
C’est Sigmund qu’on assassine…
 
Mettez vous à ma place. Avant la vie était douce et paisible. Mes seuls centres d’intérêts se concrétisaient par mes pulsions sexuelles, ça prend du temps,  et je n’avais qu’une ambition: tuer mon père pour coucher avec ma mère.

 

 
C’était simple, dogmatique et efficace. Voilà qu’on me casse la baraque.
 
Comment assassiner son père quand on en a deux pour le prix d’un…
Si on a deux mères, on ne va quand même pas coucher avec les deux. C’est usant même si on a la santé.
 
Au final, de la déception…
 
J’ai eu beau chercher une vidéo souriante, échec !
Comme en matière de couple, l’orthodoxie est de rigueur.
Il semble également que Freud ne prête pas à rire.
 
 
ImageFossilement votre….
 
 

 

les femmes et les enfants d’abord ?

Ce n’est pas le fossile qui le dit mais une éminente "penseuse", Sylviane Agacinski. Cette dernière est connue pour sa prise de position sur l’interdiction des mères porteuses. Parallèlement, elle n’est pas contre le mariage homosexuel, elle distingue les notions de lien juridique et de lien biologique. En clair, l’adoption, oui, les mères porteuses non. Dans un  récent article du monde, elle enfonce le clou.

Le fil rouge de sa pensée est double:

  • protéger l’enfant d’une parentalité mal définie
  • protéger les femmes les plus vulnérables tentées de vendre leur corps pour porter l’enfant d’un autre

Là, pour le coup, le fossile s’inquiète, pour ne pas dire plus. Et l’homme dans tout ça ?

Pour un couple lesbien, rien ne change car, comme précédemment, une des deux partenaires pourra porter un enfant quelque soit la modalité de création de celui ci. Pour un couple gay en revanche, hormis l’adoption, point de salut.

Au delà de la question du mariage homoparental (le fossile est pour), se pose la question des genres et de leur définition.

Force est de constater que ce combat, issu en droite ligne des luttes féministes de la deuxième moitié du XXème siècle est en train de créer un nouveau déséquilibre. Sous couvert de protection, on définit une place de plus en plus précise aux femmes, aux mères (pour ne pas dire aux "mamans"). L’homme lui disparait de la réflexion globale au motif de sa position dominante jusque là.

Bref, pour rependre le titre d’un film qui revendiquait le droit pour l’homme d’être une femme comme les autres, la question ne se pose plus. C’est NON.

Quand Patrick Juvet, grand penseur métaphysico-bisexuel de la période disco, déclarait: "avoir des enfants n’est pas incompatible avec homosexualité", il n’avait pas tort. Un bémol cependant: dans le courant dominant qui se profile, si vous êtes un homme, cet enfant ne sera pas le votre.

Une petite vidéo d’une époque au machisme dominant que symbolisait un jean Yanne au mieux de sa forme. Celle des routiers, symbole de la virilité masculine de l’époque mais sachant laisser parler leur coté féminin.

in cyclo véritas…

Je m’interroge. Qui sera le prochain gagnant du tour de France ? Pour les tours précédents, c’est tout aussi difficile sauf à décider que pour remplacer Lance Armstrong, le dernier du peloton montera de façon rétroactive sur la première marche du podium.

Pourtant même si les dieux du cyclisme s’avèrent faillibles ou mortels s’ils abusent de l’EPO eucharistique, la religion cycliste n’est pas à négliger. Elle tient à le faire savoir en occupant l’espace routier dans de grandes dévotions collectives.

Ainsi les groupes de cyclistes  s’étalent toujours en file indienne sur les routes. C’est comme une métaphore de la liberté ou la voiture deviendrait l’oppresseur. L’allongement de la file l’empêchera de doubler et c’est bien là le but. Le plus sincère est nécessairement celui qui pédale en humant la brume matinale. Sa légitimité  lui étant transmise par contact direct avec la nature (l’écologie est passée par là).

C’est un chatoiement de couleurs, un kaléidoscope de logos publicitaires. C’est beau même si çà pique un peu les yeux du non converti.

Mais ne soyons pas sectaire. Force est de constater que le cyclisme est œcuménique. On peut changer de religion (et de point de vue) en reprenant le volant de sa voiture le lundi.

D’autres religions lui disputent l’espace publique mais avec moins de succès.

Les motards qui se saluent quand ils se croisent. C’est une religion qui compte ses martyrs, victimes de la voiture, et le font savoir. Les motards sont souvent en colère mais jamais contre eux même. Ce n’est jamais leur faute, leur religion est donc victimaire. Je comprends bien sur qu’ils n’aient pas le temps d’y penser quand ils vous doublent en slalomant bien au delà des limites imposées par la religion d’état qui s’impose aux conducteurs lambdas. Sans les traiter d’hérétiques, j’en déduis une certaine intolérance.

On a aussi les randonneurs qui se regroupent de plus en plus en troupeaux sous l’effet du réchauffement climatique. S’ils étaient jusque là adeptes du chemin de terre, ils apprécient de plus en plus les routes goudronnées. La traversée des passages piétons est un moment important, mais aussi difficile, de leur migration dominicale.

l’addiction au cyclisme selon l’albertmondialiste…

http://www.wat.tv/video/albert-mondialiste-doping-3wad5_3uv0b_.html

Mariage heureux, mariage pluvieux ?

Il fait beau, et ce n’est pas commun, aussi le fossile est il allé à la plage pour une petite baignade. Musique appropriée, tongs, serviette et combinaison car même s’il fait beau, l’eau est froide. D’ailleurs c’est pareil durant tout l’été car le fossile ne vit pas près de la méditerranée.

Voilà que tout à coup, a 500 mètres de la plage, un bouchon apparaît en sens inverse. Je ralentis, les autres font comme moi (ou le contraire). En tête, une magnifique BMW avec un couple de mariés qui, à priori, n’échange pas des mots doux et dont on peut se demander s’ils vont échanger des consentements.

Derrière, encore une BMW, plus loin aussi d’ailleurs. Le convoi entier est un assemblage de voitures stylées avec des conducteurs et conductrices qui prétendent l’être tout autant. Pas loin d’une cinquantaine de voitures bloquent ainsi la circulation car les deux amoureux, génération Facebook oblige, ont décidé que leur différend privé devait s’étaler sur la place publique. On peut se dire aussi que c’est mieux ainsi  avant d’arriver dans l’église ; chacun tranchera si nécessaire.

A la fin, comme le veut la coutume, une voiture balai réellement balai. Une rescapée des années 80, bien populaire avec un conducteur tout ce qu’il a  de plus populaire lui aussi vu l’échelle de valeurs vestimentaire mis en avant dans cette procession immobile. Il est dehors et il fume son clope. Serait il le cousin maudit de la famille ou la branche pourrie que l’on doit quand même inviter à défaut de pouvoir la scier?

Je vais donc nager une petite demie heure et je reviens. Le convoi s’est organisé.  L’émotion, bousculée par les klaxons des riverains rentrant chez eux, s’est muée en civisme routier. Le convoi s’est plus ou moins rangé sur le bas coté.

Là je m’arrête pour discuter avec  la voiture balai. Eh oui, c’est confirmé, la mariage prend l’eau. Il est également bien l’heureux propriétaire de la voiture à la différence de beaucoup de membres du convoi qui ont loué pour être à la hauteur. Non, il ne se mariera pas car il préfère passer le balai lui même dans son  petit deux pièces.

Il ne manque pas d’humour et structure le drame qui s’achève par une phrase de Sacha Guitry selon laquelle « il ne faut pas confondre la mariage et le jour du mariage » ou quelque chose d’approchant.

dans l’esprit du mariage qui tombe à l’eau, une vidéo trouvée sur You Tube

Vos papiers…

La semaine dernière, le fossile a perdu son identité. Eh oui, il s’arrête manger un big mac et il oublie son porte feuille sur le comptoir. Acte manqué, envie de se voir réactualisé  sur sa carte d’identité, son permis de conduire. Qui peut le dire ?  Sur la carte grise, c’est non, car on ne vous demande aucune photo, seul le véhicule est répertorié.

Bref… Pour refaire la carte grise, il faut un nouveau contrôle technique. Mais pour le contrôle, il faut la carte grise… il en rit encore

Pour la carte d’identité, il faut aussi l’identité des parents et donc écrire à la mairie de naissance pour avoir un extrait d’acte de naissance. Au passage vous découvrez que tout le monde peut le faire à votre place, il suffit d’avoir votre carte d’identité.  C’est d’ailleurs le cas puisqu’on me l’a volé. Vous recevez le tout tranquillement à votre domicile. A la mairie on vous dit que c’est impossible et qu’on ne peut la retirer qu’à la mairie du domicile. Eh bien non,, le facteur a d’ailleurs très obligeamment corriger le code postal. L’état civil de la mairie expéditrice s’était trompé.

Pourtant, on l’avait numérisée dans les années 80 pour une meilleure protection mais laquelle ; la notre ou celle de l’état ?  A l’époque, Mitterrand, se rappelant l’occupation, s’en était inquiété. C’est si loin…

Le seul endroit ou votre identité est protégée c’est pour la VITAL. Normal, on parle argent. On vous la désactive aussitôt dit, aussitôt fait. Qui a dit que le SECU était une galère…

Étonnant non ??? On vous oblige a avoir sur vous permis de conduire, carte grise, carte d’identité sous peine d’amende. Par contre, votre identité n’est pas protégée, c’est votre problème. C’est vous qui voyez… L’indifférence est de rigueur. Bref le fossile a découvert à ses dépends que l’état vous contrôle mais ne vous protège pas. Il s’en remettra.

En attendant, on n’arrête pas le « progrès » ? A vous de voir…

Margaret et Daniel

Comment résumer notre pensée collective ?

L’individu est au centre. Clairement!

Eh oui, depuis mai 68, nous revendiquons note liberté à tout va, et finalement nous l’avons eu.

Donc l’individu est au centre et rien ne peut se faire sans lui.

Nous sommes tous les enfants de mai 68 que l’on soit baby boomers ou descendant de cette espèce en voie de disparition, qui aura bénéficié des trente glorieuses, augmenté son niveau de vie et utilise maintenant la solidarité obligatoire des générations suivantes sans aucune retenue, par camping car interposé.

Les générations suivantes, quant à elles, s’indignent de ne pas avoir le niveau de vie de leurs ainés et c’est là tout leur catéchisme politique. La pauvreté, c’est de ne pas pouvoir payer son abonnement de téléphone portable.

On oublie au passage que Stéphane Hessel ne distingue pas l’indignation nécessaire de l’engagement. Mais l’engagement lui, relève du collectif, et là…. ça pêche un peu.

C’est presque un paradoxe puisque nous  réclamons encore notre liberté tout  en demandant à être garanti en permanence.

Je veux faire du sport à risque, sans risque… Je veux assumer mes choix, même paradoxaux,  et demander à la collectivité de les assumer au nom du droit à la différence…

Donc nous serions martyrisé par une société qui veut tout compter, tout quantifier, tout rationaliser, tout faire à moindre  cout.  L’État se désengage … Horreur!

Pourtant je m’interroge, l’état se désengage pour des raisons de couts, certes, mais aussi de pensée car la pensée libérale de droite recoupe assez bien celle de gauche au fond. L’individu reste au centre. L’individu de droite, lui,  se doit d’être responsable, d’assumer ses choix. Il est entrepreneur de lui même.

J’ai beau chercher, je ne vois pas en quoi cette pensée thatcherienne se distingue de celle de "dany le rouge"  qui en mai 68  nous interdisait d’interdire.

Eh oui,, on ne nous interdit plus rien mais nous devons tout assumer. Pour la génération de Dany et Margaret, pas de problème puisque c’est nous qui assumons, mais pour les suivants…

Bref Margaret Thatcher a épousé Daniel Cohn Bendit et la carpe s’entend parfaitement avec le lapin…

On va me dire, le fossile déconne. la pensée collective n’a pas disparue.

C’est vrai, j’entends Mélenchon, il y croit lui. Mais ses électeurs?

J’y vois tout ceux qui voudraient le beurre, l’argent du beurre et la crémière.

Oui je veux bien de ma liberté si la société en assume mes conséquences. Je suis rejeté du système, alors je me m’indigne jusqu’au moment ou je m’y réintégrai et profiterai à mon tour du système.

Ouh la la,  la pensée de droite du fossile !!!!

De droite ? d"accord, mais alors rappelez vous. Qui pour la première fois a mis en équation l’aide sociale (le RMI) et l’obligation de s’assumer par un résultat économique; trouver un emploi ?

cherchez bien…

Eh oui, bingo, Michel Rocard, dans un gouvernement de gauche. Qui a mis en équation toutes les reformes du système de santé avec des économies à la clef ??? Dix de der…

Alors qui a dit que Maggie  n’épouserait pas Dany.

En prime une video au sous titrage incertain et aléatoire à l’instar de notre pensée "collective".

Pour autant, j’aurai bien vu Dany à la même tribune… Chacun d’entre nous ayant droit à son destin.

Alors "différent" ou "unequal" comme pensée commune et individuelle ?

l’heure des mamans…

j’habite en face d’une école. Si l’école elle même est censée être un espace éducatif et de citoyenneté, la rue ou les parents attendent leur progéniture est un espace de non droit et de contre culture éducative.

A leur décharge, on ne peut que regretter que les parents ne peuvent se garer dans la classe de leur enfant. Pour ma part,  ça m’arrangerait bien. Pour le moment ce n’est pas prévu, alors la double file, voire la triple file est un classique. Chaque parent, n’en a que pour deux minutes bien sur. multiplié par le nombre de parent, cela commence à faire.

Certains sont plus civiques alors ils se garent chez les particuliers, chez moi notamment. Régulièrement, une voiture se gare dans mon allée ou en bouche l’entrée. Il est rare d’entendre des excuses. L’insulte ou l"énervement est un classique. Chacun comprendra que le bonheur de sa chère tête blonde passe avant le droit de propriété.

Le mauvais citoyen, c’est donc moi au final. Je n’ai qu’à rentrer une demie heure avant ou après la sortie des classes ou me garer sur le parking 200 mètres plus haut, celui prévu pour les parents en fait.

C’est ce qu’a fait aussi la police qui du coup, ne trouvant plus de parents, a verbalisé les riverains mal garés. Non mais, on n’avait qu’à se  taire…

Le plus pathétique, c’est que les parents vont s’interpeller sur la vitesse des autres jugées excessives car mettant en danger leur descendance. Pourtant, aussitôt embarqué les héritiers du trône, la limitation à 30 n’est qu’une vue de l’esprit. Et là, pour le coup, la femme n’est vraiment pas l’avenir de l’homme.

Bref, rien à voir avec la pub ci dessous…

la France qui se lève tôt…

Comme tout à chacun, le fossile a ses ennuis de santé. Il a donc fallu que je fasse une prise de sang au laboratoire du coin avant d’aller au travail.  A 7h30 pétante, j’y suis et c’est déjà la foule. Une dizaine de petits vieux et de jeunes retraités s’est massé devant la porte.  Grâce à notre système de santé hérité des "trente glorieuses", les soins sont gratuits. Si le système de santé est maintenant moribond, le petit vieux s’en fout, son espérance de vie s’est rallongé et il entend bien en profiter. Les actifs, qui ne verront jamais leur retraite, sont ses vaches à lait.

En attendant, chacun lorgne le voisin espérant lui prendre son tour et, comme dans une basse cour, on a le petit vieux soumis, celui qui ne dit rien mais n’en pense pas moins, un autre dans le registre pleurnichard et qui espère attendrir le mâle gérontologique dominant en lui parlant de sa "petite femme" qui l’attend à la maison. rien n’y fait, les portes s’ouvre et c’est la ruée.

Visiblement les infirmières ont fait un stage de domptage. Elles canalisent le troupeau. On est bousculé, secoué. Deux vieux vont même se battre, chacun arguant être arrivé avant l’autre. Plus drôle encore, bien que que l’ordre d’arrivée soit déterminé par notre inscription de départ, certains vont se mettre en embuscade près de la porte du local de prise de sang espérant encore passer avant.

Eh oui, c’est l’évènement de leur journée. En attendant, ils bouffent la vie de ceux qui doivent aller au boulot. Et moi qui croyait que quand Sarkozy parlait de la France qui se lève tôt, il s’agissait de celles des actifs.

Eh bien non, une nouvelle France émerge qui se lève tôt, se couche tard et aurait tout le temps de donner son sang en journée. Cette France là n’est pas logique mais surement égoïste car finalement, c’est bien parce que je suis actif que leur prise de sans est prise en charge par la Sécu.

Alors faut il des files d’attentes spéciales vieux, des heures d’ouvertures réservées aux vieux ou au contraire interdite aux vieux? Ce qui est sur, c’est qu’on à là un vrai problème social.

De grands penseurs dont on ne sait plus trop bien ou ils se situent politiquement s’y mettent aussi, non sans bon sens..

dailymotion.com.Alain Minc   Pour en finir avec les vieux

Encore eût il fallu que je le susse…

Grâce à un voisin anglais, j’ai découvert tout l’intérèt du subjonctif et sa mort programmée. D’ailleurs, il s’agit même d’une fin de vie un peu comme si les dinosaures espéraient encore échapper à l’astéroïde.

Ce voisin se demandait comment exprimer le doute, l’incertitude, hypothèse. Quelques bières aidant, on échangeait sur les mérites comparés des deux langues.

Les auxiliaires modaux, pensais je, c’est bien, mais le subjonctif c’est nettement mieux gradué :

de la précision lié à la certitude à l’imprécision la plus totale puisqu’on ne sait pas ce qui va se passer. Entre un « demain, il pleuvra » et un « demain, il se pourrait qu’il pleuve », on touche du doigt le génie français.

Eh bien, je crois bien que notre génie a été délocalisé sous l’effet pervers de la mondialisation. Le subjonctif a disparu de nos conversations courantes. Écoutez autour de vous et vous verrez (si je puis dire…). Adultes et enfants, tout le monde y passe…

Comme ce n’est pas la faute à voltaire (j’ai vérifié), ce serait celle de l’école. Hypothèse gratuite qui mériterait bien un subjonctif. Je pencherai plutôt pour un phénomène d’une société encline à l’immédiat pour lequel l’indicatif suffit.

Alors vous allez me dire (surtout si vous n’utilisez pas le subjonctif), qu’est ce qu’il se prend la tête. Oui, pas faux, mais que voulez vous, j’ai un petit coté précieux et le subjonctif est d’un tel chic. Alors oui, je regrette cette disparition.

Quant à mon voisin anglais, comme il aurait dit: "encore eût il fallu que je le susse". Pour ma part, je ne lui ai rien dit.